Mars et... ça repart !
Et pas plus tard que le 4 de ce mois de mars...
Après avoir suivi par internet interposé les péripéties orageuses assaillant l'Allemagne dès le premier mars, avec les restes de la tempête Emma, la traine qui suit nous offre enfin les promesses d'une nouvelle saison de traque.
Les lignes d'averses de succèdent dans un flux de nord bien froid, et donne naissance à de belles structures nuageuses, encore assez basses.
Bien sûr, comme tout orage d'hiver sur nos contrés, ce ne fut pas très électrique. Mais l'intérêt est ailleurs.
La convection s'organise rapidement en cours d'après midi, et nous présente avec le dieu Soleil des festivités riches en lumières et en contrastes.


Une dernière averse éclate à l'ouest et me gratifie d'une vue magnifique sur l'intégralité de sa structure, sur fond de Soleil couchant.
Le 9 mars, un nouvel épisode d'averses convectives se présente avec le basculement du flux à l'ouest. Un front froid aborde le pays et déclenche la formation, au dessus d'Etampes, d'une belle averse de grésil et de pluie mêlés, devancée par cet imposant arcus !
Les humeurs du ciel ne s'apaiseront pas là. Nouvel épisode de giboulées de ciel de traine
le 22 mars...
Rideaux de neige, petit front de rafales et arcs en ciel au programme !

Je profite finalement de cet épisode pour tenter de capter l'ambiance très particulière, o$ugrave; les éléments dévoilent leur face hostile, rude et o$ugrave; l'on garde en tête surtout le souvenir de contrastes intenses !
Les seuls et uniques flocons de cet hiver 2008 sur le centre de l'Essonne toucheront le sol... au printemps, puisque ce n'est que le
6 avril qu'une petite averse de neige déposera une fine couche de cristaux, bien vite dissipée par le soleil printanier de la journée.
Place aux orages !
Le 27 avril : chasse entre Essonne, Sarthe et Eure et Loire
Les orages, les vrais, prennent enfin naissance ce 27 avril 2008. Après avoir éclaté dans les semaines précédentes plus au sud ou vers la Normandie, c'est au tour d'une grande zone nord ouest de la France, et entre autres les pays de Loire et le Centre, de subir les assauts du ciel en colère.

Un beau ciel pré-orageux commence par ce mettre en place en courant d'après-midi au dessus de l'Essonne : un banc d'Altocumulus floccus castellanus arrivant par l'ouest vient voiler périodiquement le soleil. S'en suivra une traque en compagnie de mes compères de traque habituels
(la 'Storm Nikon Team' ;) ) entre Illiers-Combray et Challet, en Eure et Loire.
Arrivés quelques kilomètres au nord d'Illiers-Combray, en début de soirée, les premiers orages se mettent en place. Le temps de trouver un point de vue sympa, et c'est parti !

L'activité orageuse sera assez faible et presque exclusivement intranuageuses, juste quelques coups de foudre lointains observés au loin avant que les monstres ne nous atteignent. Ambiance garantie cependant...

La pluie fini par nous déranger. Nous repartons donc vers le nord, ces orages étant assez lents, ils nous permettent de les devancer. C'est au nord de Chartres, à Challet, que nous stoppons notre course en première partie de nuit. Les orages, un peu lointains, passent au sud du Perche, c'est le moment de les immortaliser !
Le 30 avril : ciel de traine dromois, et Cumulonimbus "nucléarogenitus" ;)
Un cas pas banal pour moi, ce 30 avril 2008 ! Une traine assez sympathique survole la France en fin d'après-midi. "Belles lumières en perspective" me dis-je. Mais ce n'est pas tout. La centrale nucléaire EDF de Cruas-Meysse va également jouer avec les nuages.
En effet, un petit Cumulonimbus traverse le ciel au dessus de la vallée du Rhône en cette fin d'après-midi, glissant sur le flux d'ouest. Mais au sol, l'air est humide, et les colonnes de vapeur d'eau s'échappant des évaporateurs sont denses et montent droit vers le bord sud du nuage... à l'entré du flux un peu plus instable !

Du coup, le petit nuage convectif s'en donne à coeur-joie et aspire goulûment cette ration qui lui est offerte si généreusement par les installations humaines !

C'est ainsi que je pourrais observer tranquillement cet ogre "nébuphage" à son oeuvre, avec cette jolie dentelle s'étirant sur le flanc sud et alimentant l'averse résultante un peu plus au nord.
L'occasion, cerise sur le gâteau, d'admirer un beau petit bout d'arc-en-ciel !
Le 4 mai : Orages de changement de masse d'air nocturnes
Ce 4 mai un nouvel intermède électrique survient dans nos contrées... lointaines, car il aura fallu courir jusqu'au sud de la Sarthe, vers La Flèche, pour avoir droit à quelques lueurs un peu distantes.
Départ avec le reste de la "bande" en début d'après-midi pour Chartres puis le Mans, où les modèles voient rouge pour la première fois de l'année...
Pendant une bonne part de l'après-midi des velléités orageuses nous narguent un peu vers le sud du Mans... Cela semble même prometteur sur le coup, un petit Cumulonimbus coiffé d'un pileus se forme sous nos yeux très intéressés, indice de forte instabilité sous une petite inversion qu'il faut que le courant ascendant force pour que la convection se poursuive... Et rend ainsi le processus explosif.

Mais bien vite, l'animal s'assoupi...

Et bien que l'alimentation du nuage semble vouloir tenir, il finira par se dissiper sans grand fracas.
Après un intermède "rencontre avec la population locale", qui commence plutôt mal d'ailleurs (ce n'est pas bien de se garer à l'entrée des champs par là-bas, ha ça non !!), et fini bien (on est pas des sauvages ;) ), et une pause dîner pour occuper une certaine indécision sur la suite à donner à cette chasse, la troupe se décide enfin à lever l'ancre pour la direction de l'Anjou.
La nuit va voir les premiers événements électriques fleurir en direction du sud-ouest de notre position.

Mais les orages restent en retrait. Il faut de nouveau prendre la route pour s'en approcher et avoir une chance de profiter pleinement du spectacle. Direction la Flêche, encore un peu au sud-ouest.

Mais non... alors la frustration commence un peu à gagner la petite troupe, qui n'avait au départ pas prévu que l'épisode orageux prendrait la fantaisie de vouloir tant rester cantonné à l'ouest.
Après quelques tentatives supplémentaires pour approcher la ligne active, mais pas de franche amélioration des conditions d'observation, je décide finalement de rentrer, les kilomètres et la fatigue prenant lentement mais sûrement le dessus.
Episode faiblement grêligène sur l'Essonne le 14 mai
Puis c'est au tour du 14 mai de nous la rejouer, mais à domicile cette fois ci (ouf !). Assez peu d'électricité dans l'air pour cet épisode cependant marqué par de belles et assez impressionnantes structures nuageuses.
J'ai ce jour-ci la chance de pouvoir rentrer tôt du travail. L'air est franchement instable dès la fin d'après-midi et promet un beau spectacle car le cisaillement des vents est marqué. Les structures nuageuses ont donc des chances d'être intéressantes.
Le front froid arrive accompagné de belles averses convectives et de grésil. Au sud de Cheptainville, un bel orage approche avec un petit front de rafale pas très bien formé.

Je prends donc un peu de recul et pars pour Avrainville, un petit kilomètre à l'ouest pour laisser passer la douche !

Une fois l'averse passée, je constate que les choses ne veulent pas s'en tenir là ! Plus à l'ouest, au delà d'Arpajon, d'autres averses éclatent... Mais elles ne me laissent pas le temps de me positionner correctement et passent rapidement.
C'est alors vers le sud est que je jette mon dévolu car un petit intermède "bilan sur les radars de précipitation" me montre vite que l'activité orageuse va finalement prendre le dessus sur la bordure est de l'Essonne.
Retour donc vers Cheptainville avant de prendre position sur le petit plateau situé entre Boinveau et Orgemont. De là, je peux voir venir une jolie ligne convective à l'arrière d'un ciel préorageux évocateur...

Mes premières captures d'éclairs diurnes de l'année 2008 auront d'ailleurs lieu ce jour là, et bien que difficiles car proches et réalisées sous la pluie, et pas nécessairement très esthétiques, elles font du bien par où elles passent !

Les choses finiront sous une bonne douche prolongée, si bien qu'il va devenir presque dangereux de rouler : petites coulées de graviers et de boue, routes envahies de petits ruisseaux, cailloux charriés et branches cassées, forment avec la tombée de la nuit un cocktail peu engageant et m'obligent finalement à finir cette chasse, qui touchait à sa fin de toute façon.
Le 16 mai : des structures, des structures...
L'épisode suivant aura été plus spécial. Bien qu'assez peu intéressant sur l'Ile de France, nombre d'observateurs vont ce jour là rapporter des observations de supercellules orageuses probables, comme en Charentes, ou à Laon, ou encore peut être, un mouvement convectif particulier ayant pris naissance à l'ouest de Paris en fin d'après midi, mais qui ne se concrétisera pas, faute de carburant.
Ici, l'arrivée au dessus de Cheptainville d'un monstre par le sud, en fin d'après midi. Mais il ne se produira rien de plus... Ce fut la journée des avortons orageux 2008...

Peu de temps après en début de soirée, je note la présence d'une cellule un peu particulière en direction du nord-ouest. L'examen des images des radars de précipitation montre alors qu'une cellule se déplace vers l'est du flux alors orienté globalement sud-nord, donc vers Paris. Vue de près, elle présente une structure torsadée nettement visible sur la photo suivante, où l'on constate clairement que l'orientation vers le haut à droite dans les basses couches tourne rapidement vers la gauche de l'image dans les couches supérieures.

Mais le plafond d'altostratus très épais sera sûrement un facteur d'inhibition important de la convection, limitant rapidement l'extension verticale ainsi que l'ensoleillement au sol et empêchant de fait l'éclosion de l'orage attendu.
Le 24 mai : la douche champenoise !
Et puis, il me fallait "
l'épisode humide" aussi, pour parfaire mon tableau de chasse 2008 ! Ce fut chose faite ce 24 mai, alors qu'un amas orageux frontal, dont nécessairement pluvieux se profilait... Il fut juste un peu plus pluvieux que prévu, et surtout, pas franchement électrique !
Nous sommes donc partis avec mon éternel compère de chasse Henri BUFFETAUT faire un tour du côté du Mont Août, en Marne, admirer les orages qui remontaient de Centre-est... Le Mont Août pour nous, c'est tout un symbole, l'un des lieux fréquentés par le mentor des chasseurs d'orages français, Alex HERMANT... Comme si cela allait nous porter chance !
Mais sur place, même si la vue nous emballe d'emblée, la situation météo est moins reluisante... Beaucoup d'eau et une activité électrique très pauvre.
L'arrivée de la ligne orageuse par la vallée de Seine offre cependant une vision sympathique pour un panorama au dessus des champs.

Après un moment passé à regarder la ligne d'averses remonter lentement vers nous, nous décidons de partir un peu plus au nord en direction d'Epernay, histoire de nous laisser un peu plus de chance de voir la ligne s'activer un peu avec l'avancée de la journée (qui ne tente rien...). Mais la surprise oublia de se produire, et au milieu des colzas fanés depuis longtemps, nous n'ûment que le loisir de voir arriver le bord d'attaque de cette ligne. Mais même là, l'ambiance bien particulière de la situation valait le coup d'oeil !

Finalement, il fait bon ne pas s'intéresser qu'à la photo d'orages de temps à autres... Une chasse qui finira en séance photo noir & blanc au milieu des vignes !
Nuit du 27 au 28 mai : gros orages nocturnes sur le pays !
Mais le mois de mai n'avait pas dit sont dernier mot pour autant... ce qui aurait été étonnant ! Il manquait encore le gros épisode orageux de mi saison, celui qui marque le conflit que se livrent l'hiver et l'été, le premier moribond, sentant sa fin venir et combattant fébrilement dans un dernier soubresaut, face à un été encore jeune et sans doute un peu prétentieux d'avoir cru pouvoir déloger le vieux rival si facilement.
Aussi, ce fut un événement de grande ampleur qui s'installa, avec force foudre, vents violents et précipitations diluviennes, qui touchèrent une grande bande centrale de la France. J'eu droit à une averse de grêlons mémorable, les glaçons célestes tombant alors ayant des tailles moyennes plus que respectables, de l'ordre de 4-5 cm !
Sachant déjà depuis quelques jours qu'une belle dégradation se préparait sur nos régions, je suis parvenu à me libérer suffisamment tôt pour pouvoir préparer un minimum cette chasse, qui devait se passer en
solo, pour une fois.
Les premiers examens des radars de précipitation et détecteurs de foudre montrent une chose : ça va faire du grabuge !! Une belle ligne orageuse se met en place progressivement le long d'un axe Avignon-Rouen dès la fin d'après-midi. L'activité électrique est plutôt soutenue et les cellules pluvieuses s'organisent le long de cet axe , matérialisant un conflit prononcé entre l'air anticyclonique venu d'Allemagne et le centre dépressionnaire assez creux qui balaye l'ouest de la France
Je ne sais en fait pas trop encore quelle direction donner à cette aventure. Inutile de courir, s'il faut faire demi-tour en cours de route ! Je me décide donc à lever l'ancre en début de soirée pour aller... pas très loin, juste mon spot habituel vers Orgemont. De là, il est plutôt facile de voir la bête arriver par le sud, d'autant qu'elle est imposante et assez proche :

L'horizon est totalement barré par le système, ce qui est bon signe pour moi. Mais d'où je suis, difficile de voir quoi que ce soit concernant une éventuelle activité orageuse, c'est encore un peu loin !!
Retour à la maison : là je vois qu'il y a déjà eu de belles choses. Sur le net, des images d'autres chasseurs montrent par ici un beau ciel d'orage, par là quelques coups de foudre bien ramifiés... Stéphane CHANDEZON photographie la base de ce qui ressemble fort à une supercellule !! Et là je me dis : "C'est bon ! Il va y avoir du spectacle !"... ça ne va pas rater !
Les choses s'activent brusquement en début de nuit sur le centre Essonne. Comme d'habitude j'ai à peine le temps de voir arriver la chose que PAFF ! C'est déjà là ! Départ vers Avrainville, à l'ouest de Cheptainville, pour voir passer une première cellule, très humide !

Beaucoup d'eau et d'éclairs intranuageux... un bord d'attaque nord assez impressionnant, et pi c'est tout. Mais non ce n'est pas tout, d'autres cellules arrivent derrière. Aaaaahhhhh, ouffff !!!!
Retour vers Cheptainville, un coin que j'aime bien pour voir passer les orages sur la limite Essonne/Yvelines :

Beaucoup d'eau encore une fois, les coups de foudre disparaissent progressivement derrière d'imposants rideaux de pluie. Dommage, car il y en a qui tombent pas loin, sur un poteau de ligne haute tension. Cela aurait pu être un beau moment photographique, quelque chose que je ne suis encore jamais parvenu à capturer. Avec de plus sur sa gauche, quelque chose qui ressemble assez à un coup de foudre avorté !

Aux environs de 23h, le ciel change soudainement d'aspect par le sud. Une chape plombée, basse et tourmentée commence à envahir le ciel au dessus de ma tête. Je me dis qu'en fait je n'ai vu passer que l'avant garde jusqu'à présent, et que là, c'est le gros de la troupe qui va me passer dessus...

Retour rapide chez moi, à 1 kilomètre de là (donc pourquoi s'en priver), histoire de faire un dernier point sur les radars et la foudre. Mais je n'y reste pas longtemps ! Une grosse tâche rouge apparait sur l'écran, indiquant une belle cellule active sur le plan des précipitations ! Direction le nord de Chept' cette fois, pour faire face au flux. Et là...
C'est féérique ! Le tonnerre ne s'arrête plus... pendant 10 minutes, c'est un roulement ininterrompu, pas tonitruant, pas à déchirer les tympans, non. Juste le tonnerre, pas trop lointain, mais pas trop fort... mais qui refuse de se taire, ne serait-ce qu'une courte seconde, pour me laisser le temps de respirer ! Et la lumière... Des éclairs intranuageux illuminent le ciel en permanence, on y voit pratiquement comme en plein jour ! Une luminosité violacée un peu, assez douce, pas aveuglante non plus...Féérique !! C'est la première fois que j'assiste à un tel spectacle. Une sorte de déchainement tranquille, qui donne à la fois une impression de distance mais en même temps m'enveloppe totalement.
Je me mets en poste et je commence la séance photo. cela dit, pas de beau coup de foudre photogénique, pas de beau rideau de précipitation visible pour le moment. C'est assez décevant sur ce plan. Tout ce passe en altitude.
L'ambiance est là tout de même. A tel point que j'en oublie les règles les plus élémentaires de prudence sous l'orage, surtout sous CE genre d'orage !!

C'est une règle élémentaire : orage aussi actif électriquement en altitude égal, immanquablement, très grosses précipitations ou grêles dans la foulée. Et bien une fois de plus la règle se vérifie, mais pas sans que je me sois fais ma première vraie grosse frayeur de chasse aux orages !
Au début, juste quelques grosses gouttes... suffisamment grosses pour que je décide de me mettre à l'abri avec mon matériel, qui en a pourtant connu d'autres. Mais à peine ai-je refermé la portière qu'un petit claquement sourd se fait entendre sur la carrosserie de ma petite mégane, comme si elle voulait me faire redescendre de mon petit nuage... La grêle ! Du coup, je comprends que je viens de me mettre dans une situation qui risque de devenir assez inconfortable, voire pire. A peine une seconde vient de s'écouler que cette fois, c'est un gros caillou qui semble s'être abattu sur ma voiture !
S'ensuit un grosse averse de grêlons de taille notable, d'un diamètre moyen de 4-5 centimètres, certains bien ronds, d'autres hérissés de protubérances et de boursoufflures de toute forme. Ca cogne dur sur ma voiture, je me fais tout petit en me disant "Mais qu'est ce qu'y t'as pris de te mettre dans ce basard ?!"... En priant Thor pour que les vitres et pare-brise tiennent le coup et que la carrosserie (que j'imagine déjà bien ondulée mais que je ne peux voir franchement) s'en sorte sans trop de dégâts.
Cela dure... je ne sais plus combien de temps, 5 minutes, peut être 10 ou plus même, la notion de temps dans ce genre de situation disparait vite derrière les effets de la peur et d'un certain état lié à l'urgence de la situation : "Réfléchi ! Que faire si... ??"
Finalement la grêle s'estompe lentement pour laisser place à une pluie diluvienne pendant une bonne dizaine de minutes encore. J'en profite pour prendre ce cliché... c'est impressionnant, plusieurs glaçons imposants sont visibles, très proches les uns des autres !!

Je dis qu'il est temps que j'essaie de rentrer chez moi, voir l'étendue des dégâts. Non sans avoir préalablement prélevé quelques glaçons, qui jonchent le sol à cette densité effarante. Il y en a peut être une vingtaine de gros diamètre au mètre carré, sans parler des plus petits, bien plus nombreux.
Mais une bonne surprise m'attends. Pas de problème à la maison. Toute la petite famille à été réveillée bien sûr par les impacts sur les velux et la toiture, mais seule ma petite station météo se verra partiellement endommagée. Oufff ! Le bilan sera cependant parfois assez lourd localement, un ensemble de serres ayant été détruit à Avrainville, quelques fenêtres et carrosseries cassées ou cabossées. Mais même ma p'tite mégane s'en tire avec quelques petites marques, mais rien de très méchant. Je suis même surpris de voir si peu d'effets... mais pas déçu, c'est sûr !
Une petite image qui donne une idée de l'allure et du volume de blocs de glace, qui ont même là un peu commencé à fondre ! (Les tomates, c'était pas livré avec hein :p)

Le gros de l'orage vient de passer. J'ai le temps de me remettre un peu de mes émotions, de faire un nouveau point sur la situation météo, et de me dire que ce n'est pas fini ! D'autres cellules, moins denses tout de même, arrivent toujours du sud...
A peine ai je le temps de sortir le nez de la maison qu'un bel impact de foudre tombe à moins d'un kilomètre au sud du village, persiste un instant et décroît doucement en chapelet ! Retour donc sur les lieux du caillassage, histoire d'en profiter pour constater l'état des lieux après l'événement.
Les cellules se succèderont alors jusqu'à 2 heures du matin, avec une activité électrique surtout internuageuse...

... et parfois quelques beaux coups de foudre assez proches, mais des impacts encore insaisissables du fait de la densité des précipitations, comme ici, une fois de plus sur un pylône haute tension.

Un épisode mémorable pour ma part qui fini après le passage de ces derniers orages. Il faut faire le tour de Paris pour pouvoir les suivre en direction du nord, je ne me sens plus la force ni la motivation, l'épisode déclinant et la pluie prenant le relai avec l'arrivée du front froid par l'ouest.
Ces orages auront en tout cas été pour moi l'occasion d'un article dans le journal "Le Parisien",
édition du 29 mai 2008, l'ampleur des dégâts résultants motivant l'intérêt des journalistes et habitants localement.
Comme il se doit après les gros orages comme celui-ci, les prochains vont prendre leur temps avant de pointer le bout de l'enclume d'un cumulonimbus...
La suite, c'est par là...