Saison 2013



Le temps me manque de plus en plus pour vous présenter comme à l'habitude mes traques avec le baratin habituel, et pourtant, Dieu sait combien je tiens à commenter toute image. Une image parle de bien des choses c'est vrai, mais ne révêle pas tout des circonstances qui l'ont vu naitre...
C'est donc un peu la mort dans l'âme que je les ajoute à cette page ainsi, "toutes nues". J'ai malheureusement bien peur que les choses n'aillent pas en s'améliorant. J'espère néanmoins que ces images et les quelque lignes qui les accompagnent suffiront à vous procurer ce petit plaisir, ce petit moment de "déconnexion", de "changement d'air", de rêverie...

Mars

La saison commence de manière plutôt tonique avec l'arrivée d'orages assez forts pour la saison le 10 mars. L'occasion pour moi de baptiser la cellule de déclenchement, alors qu'une belle averse assez électrique meurt au nord de Tours. Il va falloir rentabiliser l'achat.



Le 17, c'est le tour d'une jolie traine de fin d'hiver, avec son lot de lumières.

 



Il faut ensuite attendre deux longs mois avant de voir revenir sur mes contrées franciliennes (ou alentour) quelques avatars significativement instables. Une petite ligne orageuse balaie enfin l'Essonne le 12 avril à la faveur d'une nouvelle traine bien tonique !





 

La saison est très longue à se mettre ensuite en place. Je n'ai pas la possibilité de voir d'orage avant le 6 juin... Ce sont alors davantage des orages de marais baromètriques sous influence de petites gouttes froides venant perturber la masse d'air alors uniforme qui vinrent par le sud-est tout d'abord.

Depuis Cheptainville :



Je croise d'autres Cumulonimbus remontant de Bourgogne au sud Essonne - nord Loiret :



La convection est violente sur le bord ouest de l'amas orageux.





Sur le bord ouest de l'amas, une petite cellule isolée prend vite de la vigueur :



La base du Cumulonimbus est assez basse et bien lisse. Rapidement, un petit "split" survient...



...mais le manque de dynamisme ou d'humidité localement ne permettra pas à cette cellule d'aller finalement bien loin, et elle s'étale en quittant l'Essonne par l'ouest.



Au nord du Loiret, une ligne de petites cellules encore bien actives approchent. Je me poste vers le moulin de Ouarville pour la voir s'activer dans les minutes qui suivent :



 

Le 8 juin, les orages arrivent par le sud. Nous partons pour les environs de Pithiviers en compagnie de Henri Buffetaut et d'Olivier Momon. Au sud, une belle ligne de convergence est en place et de nombreuses cellules y naissent puis meurent rapidement. Le ciel est complètement chamboulé !

 

Malgré la mise en oeuvre de la cellule de déclenchement sur le D300 la foudre est très difficile à capturer, les contrastes sont violents sous les bases et les arcs électriques surgissent aléatoirement et sont souvent noyés :



Il nous semble au bout d'un moment que la convection s'essouffle.

 

Quelques reprises orageuses étant prévues pour la soirée et le début de nuit en Champagne, nous partons pour les environs de Sezanne.
Le ciel est engageant :





Mais les averses ont du mal à se former, et celles qui éclosent restent à bonne distance. Le Soleil fuit...



... Mais les quelques éclairs capturés restent à bonne distance. Et notre défaut de patience nous fera finalement perdre la traque : les orages se réveilleront enfin en milieu de nuit, alors que nous avions perdu espoir et que nous rebrousons chemin. Ici quelques impacts éclosent finalement non loin du Mont Août, notre point de chute initiale !





Nuit du 16 au 17 juin : chasse au gros !

Première grosse situation orageuse de l'année, une masse d'air très instable dans un vrai flux de sud-ouest avec une forte dynamique (enfin !). La traque commence courant de la nuit avec l'arrivée d'un gros MCS sur les Pays de Loire. Vu depuis le sud de la Tourraine, c'est surtout de la foudre noyée qui bien que fréquente, reste photographiquement peu accessible :



Une grosse cellule très active vient survoler Tours au lever du jour. Quelque chose que nous prenons d'abord pour un arcus approche très rapidement !





Dessous, l'ambiance est incroyable ! Des spirales de vapeur naissent sporadiquement et s'entortillent à toute allure, j'en dénombre plusieurs à distance relativement faible. De petits gustanadoes peut-être...



Tout le ciel part à la dérive d'un coup et à toute vitesse. Et surtout, à l'arrière c'est une grosse bouffée d'air chaud qui nous arrive dessus ! C'est totalement inattendu : du coup, nous venons vraisemblablement de passer la limite antérieure d'un gros "in-flow", courant entrant chaud alimentant l'orage, plus au nord.



C'est alors la course-poursuite pour tenter de passer de nouveau devant la bête : chose que nous ne parviendrons à faire qu'au niveau d'Artenay. Le long de la route, des amas de grêle jonchent parfois le bord de la chaussée. Arrivés à Pithiviers, nous pouvons enfin profiter de nouveau de ce spectacle dantesque :





 

La grêle prend sur les lieux une taille de plus en plus significative : les plus gros grélons trouvés sur place font entre 5 et 6 centimètres, et il est probable que nous n'ayont pas trouvé les plus imposants !





Le 19 juin.

Mais cet épisode du 17 juin ne s'arrête pas là. Il perdure encore deux jours sur la moitié nord du pays. Une première salve orageuse se déclare entre autres en sud Ile-de-France au matin. Les cellules sont nombreuses et actives.

 



Au lever du Soleil, les nuages se teintent d'or et de rouge :

 



Mais le Soleil ne fera qu'une courte apparition :

 

Le temps d'un répit jusqu'en début d'après-midi, les hostilités repartent de plus belle entre nord-ouest Bourgogne et Champagne. Les orages poussent progressivement vers le nord-est. Je marque un premier arrêt vers Nangis, non loin de la raffinerie de Grandpuits :



L'arc est monumental !







Dessous, c'est un ciel vert-émeraude très sombre, souligné de nombreux fragments nuageux et de flashes révêlant la foudre, totalement dissimulée par la pluie :

 



Une fois happé par l'arcus, je repars illico plus à l'est. En route pour le secteur de Bethon, une ligne de cinq-six "horse-shoe vortexes" se présente puis s'efface rapidement... le temps de trouver un stationnement "pas trop risqué", ils n'en reste plus que deux ou trois.



Un premier arrêt vers Villenauxe-la-Grande s'impose, avec l'arrivée brutale d'un nouvel arcus, que j'ai à peine le temps de négocier :



Puis un autre à Bethon !



La traque termine sur la butte de Montgueux, en surplomb de Troyes, avec le spectacle d'orages de début de nuit fuyant vers le nord-est :

 



Juillet.

Le début du mois est très orageux. Les Cumulonimbus éclosent quotidiennement pendant une quinzaine de jours quasiment, alors que je suis en vacances à Oléron, loin des régions concernées.
De retour le 24 juillet, je peux enfin profiter d'orages tout de même poussifs sur la Champagne. Une première cellule meurt à mon arrivée vers Suippes, puis d'autres orages s'activent franchement une fois hors de portée, proche de la frontière luxembourgeoise.





Une cellule naït isolément alors que je suis parvenu un peu plus au nord, à Sainte Marie à Py. Très particulière, elle produit de manière cadencée un intranuageux bien visible puis un bel extranuageux, de manière cyclique.

 




Pour la suite de cette saison 2013, c'est ici...


Date de dernière mise à jour : le 5 mars 2025
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