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Saison 2013 (suite)



juillet (suite)

Puis vient la période du 25 au 28 juillet, très orageuse sur l'Ile-de-France.

L'épisode ouvre avec un beau ciel bleu saupoudré de quelques bancs d'Altocumulus pas franchement engageant au départ...





... qui finissent par s'étendre et s'étoffer jusqu'au stade de petits Cumulus congestus au milieu desquels pointent déjà de petites enclumes...





Quand enfin, en milieu de nuit, le Ciel se réveille et déclare la guerre à la Terre :



Une supercellule nait non loin d'Artenay. Une belle base circulaire et des coups de foudre spectaculaires viennent hanter la nuit beauceronne :

 

L'OVNI glisse vers l'est :





 

Une autre, bien tonique, remonte d'Orléans. L'enclume s'étend dans notre direction, plein nord, est explose littéralement de grandes décharges rampantes et d'internuageux titanesques pendant plus de vingt ou vingt-cinq minutes avant de nous atteindre :





Le D200 mis en pose sur celle-ci régulièrement (alors que je surveille l'autre cellule partant vers l'est avec le D300), me livre les images qui composent cette petite animation (un petit .avi de 2 Mo) sur laquelle on devine clairement le déplacement vers l'est de la cellule ainsi qu'une rotation cyclonique de l'alimentation et le mouvement de l'enclume.

En remontant plus vers le nord-est pour tenter d'échapper aux précipitations tombant de l'enclume tout en suivant cet orage, la cellule parti vers l'est livre toujours un spectacle magnifique :



Mais les hostilités reprennent de plus belle autour de Pithiviers. Vu derrière Puiseaux depuis Bromeilles, cette pose assez courte révèle une petite dizaine d'impacts suffisamment proches pour qu'il soit envisageable de les intercepter rapidement après quelques dizaines de minutes de routes.



Le retour à Pithiviers s'avère être le bon choix. Les bancs d'Altocumulus congestus très instables s'électrisent rapidement, alors qu'un petit ourlet apparaît sous les bases nuageuses.





Localement, les foudroiements sont concentrés et fréquents : une pose de trente seconde suffit souvent à capturer une bonne dizaine d'impacts.



Le graphisme des structures devient très intéressant : la foudre semble vouloir jouer avec !



C'est à tel point que la plupart des arcs nuage-sol passent au travers du rouleau...





...puis carrément devant !



A ce point, pluie et vent fort arrivent rapidement. Après un repli provisoire dans la voiture, il devient assez rapidement possible de tenter la capture d'images de foudre dans l'orage... Exercice plus difficile et hasardeux, le noyau électrique s'étant "dilué" dans la zone de précipitation et les éclairs s'abattant aléatoirement, de tous côtés.
Bien sûr, ils sont graphiquement bien différents de ceux qui précédaient la pluie.





Le lendemain soir, rebelote ! La première occurrence orageuse qu'il m'est donné d'observer ce soir là consiste en un bel orage supercellulaire sévissant dans les environs de Beauvais (décidément, c'est LE coin à supercellules !).
Depuis Cheptainville l'orage, isolé, est impressionnant d'envergure et produit des flashes fréquents pendant un moment.



La suite se déroule dans les environs de Mondeville, à l'est de la Ferté-Alais, pendant une large première partie de la nuit.
Une première cellule aborde par le sud-ouest et délivre quelques impacts relativement proches :





Après un moment d'apaisement sans doute lié à l'épuisement d'une première pulsation convective, l'averse, une fois au nord, se réactive brutalement...



 

... et produit plusieurs extranuageux bien ramifiés !

 

En direction du sud-est apparaît enfin entre les nuées résiduelles laissées par ce premier orage, une autre cellule qui m'intriguait depuis plusieurs minutes sur les images des radars de précipitations.
Celle-ci déviait du flux général vers l'est-nord est. Une fois bien visible, il fallait se rendre à l'évidence : il s'agissait d'une possible supercellule orageuse, avec une enclume nette et épaisse, et de très fréquents éclairs intranuageux illuminant l'alimentation, bien visibles depuis ma position.



Mais je ne choisi pas de la suivre, c'eut même été une bien mauvaise idée. Pourquoi en effet aller courir à l'arrière de la fuyarde, alors qu'un autre orage se présente par le sud cette fois-ci...



... et présente un aspect fort intriguant comme une base probablement laminaire, et produit un certain nombre d'éclairs extranuageux et relativement proches !

 

Les coups de foudre tombent ensuite directement de l'enclume, jouant avec l'interface délimitant l'air sec alimentant le courant ascendant et le dense rideau de précipitations.



 

La pluie m'avale finalement, je ne fuis pas à son arrivée. C'est le dernier orage que cette nuit magique, riche en éléments convectifs puissants, va me livrer en spectacle. Un spectacle qui se termine avec le retour de la Lune, illuminant de ses rayons blafards le monstre agonisant, migrant vers l'est de la capitale.





Août

Le mois d'août se révèle pour moi peu orageux. Une occurrence significative se dessine la nuit du trois, une soirée qui nous mène en compagnie d'Olivier MOMON et de Henri BUFFETAUT dans les environs de Nitry, en Bourgogne.
Les premiers amas orageux ont pris naissance du côté des Landes et remontent en milieu de nuit vers le Centre est et la Bourgogne. C'est un épisode fortement pluvieux localement qui nous attend mais nous resteront en bordure de la caravane instable.
Les premiers impacts sont encore assez lointains au moment de notre installation :



Les bases des ascendances prennent vite un aspect charbonneux et tourmenté impressionnant :





Les orages mourront rapidement aux alentours de trois heures sur notre site d'observation, non sans nous laisser le temps de voir une dernière cellule s'approcher sensiblement.





Automne

L'automne 2013 contrairement aux années précédentes, va nous combler sur la région Ile-de-France. D'habitude peu propice aux épisodes fortement orageux qui intéressent en cette période de l'année d'avantages les régions du sud-est, l'automne va voir se maintenir sur le nord des conditions capables de soutenir de manière répétée de beaux assauts orageux.
le 28 septembre survient un épisode d'orages conséquents qui va m'occuper toute une partie de la nuit, et ce presque à domicile de surcroît !
Parti tout d'abord en fin d'après-midi pour Etampes à la rencontre d'une cellule orageuse assez forte (d'après les images des radars de précipitations), je tombe sur cet extra-terrestre qui dévoile un nuage-mur mal structuré (et a priori non-rotatif) régulièrement transpercé de coups de foudre très puissants :



J'ai à peine le temps de me poster et de prendre quelques images que le monstre m'avale brutalement.



Les pluies sont intenses et les inondations apparaissent rapidement dans le secteur. La conduite devient pénible sur la N20, je décide de sortir du réseau routier principal au plus tôt pour prendre la direction de Malesherbes (ainsi qu'un peu de hauteur).



La nuit arrivée, de nouvelles cellules orageuses éclosent dans le même secteur. Je décide donc de partir en direction de Bromeilles pour bénéficier du point de vue quasi intégral du site, non sans procéder à quelques arrêts épisodiques pour profiter d'un regain éventuel d'activité électrique.



Une fois sur site, la précédente cellule s'évacue vers le nord...

 

... mais une nouvelle vient prendre le relai sur l'est du village.

 

 



Une nouvelle traque qui me mena à deux heures du matin et donna un fort beau spectacle.

Le quatre octobre suivant, un nouvel épisode instable significatif accoste l'Ile-de-France. Très pluvieux comme il se doit pour la saison, il me permettra tout de même de profiter un peu plus des faveurs du ciel avant la longue période de disette orageuse hivernale.



Le 20 octobre, une petite série d'averses vient frôler Cheptainville. Je ne boude pas mon plaisir à aller photographier l'arcus qui se dessine faiblement sous la base de la ligne qui se présente à son arrivée. Et le son du tonnerre est toujours quelque chose que le traqueur d'orages prend plaisir à entendre, même quand ce n'est qu'un murmure lointain, comme ce fut le cas ce jour-là.



Clap de fin pour l'année 2013, qui m'aura bien "gâté". Une dernière occurrence se dessine dans la nuit du 22 au 23 octobre. C'est l'une des traques les plus tardives dans une saison orageuse qu'il m'ait été donné de faire dans le nord de la France, aussi il est hors de question de rater l'événement. Je pars donc pour Troyes où les choses devraient se concrétiser franchement.
Mais parti un peu à la bourre, j'arrive sur le site surplombant le moulin de Dosches alors que l'orage est déjà installé. Grosse pluie et vent fort me forcent à rester reclus dans ma voiture un moment. J'en sors finalement une fois le gros de l'attaque passé, mais ces derniers avatars électriques capturés de l'année, bien que faiblards et très humides, auront l'intérêt de me permettre de terminer la saison un mois et demi plus tard que la moyenne de mes années précédentes.
Et ça, ça ne se refuse pas !








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Date de dernière mise à jour : le 28 février 2016.
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